Echanger sa maison pour les vacances

Échanger sa maison ou son appartement pour les vacances, voici une formule économique et conviviale pour découvrir des pays proches ou lointains. Les sites Internet se multiplient, au grand bonheur des vacanciers qui aiment explorer le monde sans pour autant sacrifier leur budget.


Liste non exhaustive de sites d'échange de maisons avec un tarif indicatif d'inscription annuelle :

www.trocmaison.com (filiale de www.homeexchange.com site anglophone – accès payant 79€ ou 99,95$)
www.homelink.fr (depuis 1953, réseau en Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Inde, Irlande, Islande, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Russie, Suède, Suisse, Turquie, USA – accès payant 125€)
www.1sthomeexchange.com/fre (site canadien – accès payant 75$)
www.echangedemaison.com (en anglais, espagnol et italien – accès payant 45€ à 89€)
www.echange-maison.net (partie couch surfing – 3 mois gratuits puis 10€ pour 3 mois)
www.pretersamaison.com (en espagnol  accès gratuit)
www.echangersamaison.com (accès payant 45€)
www.echangeimmo.com (accès payant 45€ à 85€)
www.trocky.com/fr (accès payant)
www.homeforhome.fr (en espagnol, anglais, allemand et  italien – accès gratuit)
http://globehomelidays.canalblog.com (notion éthique)
www.profvac.com (pour les enseignants / en anglais et italien- accès payant 60€)
www.seniorvac.com (pour les seniors)
www.switchhome.org (blog – accès gratuit)
www.homeandcoffee.com (en anglais)


Les médias n'arrêtent pas d'en parler et de le répéter, c'est la crise ! N'empêche, nous aimerions bien profiter de nos congés annuels pour partir quelques semaines dans un endroit sympa voire paradisiaque sans trop se ruiner. Certes c'est la crise et le budget des loisirs est restreint, mais nous n'avons pas tous envie de passer une semaine en camping dans la promiscuité… Donc Dubaimadame a trouvé une alternative qui ne vous coûtera presque rien si ce n'est une connexion Internet : l'échange de maisons. Ca peut sembler étrange, mais cette manière de partir en vacances n'est pas nouvelle, en effet, un des leaders, Homelink se vante de proposer ce service d'échange depuis 1953 et diffuse également un support papier pour les personnes n'ayant pas accès à Internet. Cet échange de chaumières via Internet s'est largement démocratisé puisque selon les chiffres de Trocmaison, la filiale de Homeexchange, 27000 inscrits issus de plus de 110 pays se retrouvent sur ce site (en moyenne 570 nouveaux adeptes par mois depuis un an).
Plus généralement, l'offre s'est multipliée puisque en 2009, 30 sites francophones de ce type sont répertoriés sur le Net contre 5 l'an dernier. Parmi les sites en construction, certains promettent même des services originaux pour se démarquer, comme visites en vidéo ou guides de voyage en ligne et même des sites thématiques, comme Seniorvac qui est destiné aux retraités. D'autres ajoutent une notion éthique comme Globehomelidays qui reverse 1€ de chaque adhésion à SOS Village d'enfants, en partant du principe que ceux qui échangent un toit, et donc en ont un, peuvent aider ceux qui n'en ont pas.
Outre l'aspect économique et pratique, c'est aussi une quête de découverte et un principe éthique qui poussent les vacanciers à échanger plutôt qu'à louer. En effet, l'an dernier, le caractère bon marché suivi de l'aspect convivial était les premières motivations mentionnées. Cette année, c'est le côté développement durable qui prime : ne laisser aucune maison tourner " à vide " en l'absence de ses occupants, " éviter les barres d'hôtels et les clubs " et " se fondre dans l'habitat local " sont des raisons valables pour privilégier ce mode de vacances.
Cependant, l'effet pervers de cette croissance exponentielle du secteur est qu'il existe à présent des " comparateurs de sites d'échange de maisons " qui notent la qualité, l'offre et le prix. Auparavant, échanger sa maison se faisait presque gratuitement, aujourd'hui, succès oblige, les tarifs d'inscription pour déposer une annonce et y répondre, oscillent entre 45€ et 125€ l'inscription pour une année.
Finalement, il est surprenant d'apprendre que les personnes intéressées par ce type de vacances tentent de contourner le système malgré le succès de ce concept. Grâce aux divers forums d'échanges tels que Facebook, chacun peut déposer sa demande gratuitement et trouver l'habitation de ses rêves dans le pays de son choix. Attention tout de même car, certes c'est un service 100% gratuit, mais pas 100% garantie.


Pour les plus aventuriers

Créé en 2003 par Casey Fenton, un jeune américain passionné de voyages et de découvertes, www.couchsurfing.com correspond à une version " allégée " de l'échange puisqu'en l'occurrence, il s'agit d'un troc d'hébergement gratuit. Le principe est simple : s'inscrire sur le site, rencontrer les membres issus des quatre coins du monde et profiter de leur hospitalité, en " squattant " le canapé du salon ou en plantant sa tente dans leur jardin ! Mais l'échange va au-delà : les visiteurs rencontrent leurs hôtes et découvrent le pays en leur compagnie. De quoi créer de nouvelles amitiés, sans frontière.


Au yeux de la loi 

L'assurance habitation et l'assurance de responsabilité civile sont les seuls documents administratifs nécessaires. Nul besoin d'être propriétaire de sa maison pour échanger : il n'y a pas de transaction financière, il ne s'agit donc pas d'une sous-location. La formule se rapproche d'avantage d'une invitation. Il est recommandé d'établir un contrat d'échange pour éviter tout malentendu : utilisation du téléphone, de la voiture (dans ce cas, prévenir son assureur), présence ou non d'animaux… Et si la crainte de faire entrer un inconnu chez soi persiste, les objets peuvent être mis dans une pièce fermée, ou carrément confiés à des voisins. Finalement, une seule règle absolue encadre cet échange : prendre soin de la maison ou de l'appartement, et le rendre exactement dans l'état où on l'a trouvé. Rien n'interdit non plus de laisser quelques courses dans le réfrigérateur, et pourquoi pas, un petit cadeau de remerciement…

 

la rédaction de dubai madame

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