Les risques de la beauté : la chirurgie plastique

Depuis quelques années, la tendance est aux actes légers, qui gomment ici une tache, regonflent là une ride. Si l’on est gêné par un petit détail sur son visage, on ne fonce plus chez le chirurgien comme, jadis, la femme du PDG. On va chez son médecin ou dermatologue esthétique pour discuter avec lui des zones à embellir, sans s’éloigner du naturel, sans trahir sa personnalité. Et sans souffrir, car la femme en 2011 ne conçoit plus de se cacher pendant des semaines pour récupérer d’une intervention esthétique, laquelle doit être efficace mais aussi compatible avec sa vie professionnelle et sociale. Sinon, c’est niet ! Les termes « toxine botulique », « injections », « ultrasons »… ont donc enrichi peu à peu notre vocabulaire. Et si l’on ne sait pas toujours très bien de quoi on parle, on a compris que ces techniques, bien maîtrisées, pouvaient faire des miracles. Petit tour des problèmes / solutions les plus fréquemment abordés dans l’intimité du cabinet. Ma peau est terne et fatiguée Avec l’âge, elle récupère moins vite des excès : traits tirés, teint gris comme asphyxié par les cellules mortes… La solution : Un peeling superficiel à l’acide glycolique. La peau ne pèle pas. A peine peluche-t-elle. L’intervention est donc parfaitement compatible avec une vie professionnelle, mais il faut prévoir au moins 6 séances pour obtenir un vrai coup d’éclat. Mon front est plissé Ce sont les contractions répétées du muscle frontal qui sont à l’origine des rides horizontales, et celles du muscle pyramidal du nez et des corrugators qui donnent la ride du lion (entre les yeux). Vous êtes très expressive, voilà tout ! La solution : Une injection de boxine botulique (Vistabel, Dysport, Azzalure…) dans lesdits muscles, pour diminuer temporairement (cinq mois en moyenne) leur force de contraction. Ce n’est pas très agréable, mais supportable. On ressort avec une petite rougeur. Le résultat apparaît quelques jours après et peut être complété par des injections d’acide hyaluronique si les rides sont très marquées. Mes paupières son froissées Le muscle orbiculaire qui entoure les yeux est responsable de ce plissement, facile à rattraper. La solution : Une injection de toxine botulique au niveau des rides de la patte-d’oie. Cette technique n’est, en revanche, pas indiquée sur les rides de la paupière inférieure, qui demandent, elles, un relissage au laser : « CO2 » si la paupière est encore tonique (1 séance, mais des suites lourdes) ou « fractionné » si elle est flasque (3 séances, suivies de rougeurs pendant quelques jours). En cas de relâchement total, on doit passer au lifting de la paupière. Mes cernes sont creux Les médecins parlent d’une « squellettisation du rebord orbitaire ». En fait, c’est simplement la graisse autour de l’œil qui a « fondu ». La solution : Une injection d’acide hyaluronique très profonde, au contact de l’os. Mais attention, à cet endroit, la peau est super fine. Il faut y aller de façon très progressive (3 séances espacées d’un mois) si vous ne voulez pas vous retrouver avec une poche à la place du creux ! Ne confiez cette intervention qu’à des mains très expérimentées, qui n’éviteront toutefois pas l’ecchymose. Mes pommettes ont fondu C’est la graisse qui les enrobe qui s’est résorbée avec l’âge. La solution : Une injection d’acide hyaluronique très volumateur (Restylane SubQ, Juvéderm Voluma, Teosyal Puresense Ultimate) ou de Radiesse, à base d’hydroxyapatite de calcium (une substance naturellement présente dans les os), qui a l’avantage de posséder un léger effet tenseur. Allez-y doucement sur la quantité injectée pour ne pas vous retrouver avec un visage bouffi à la Madonna. Un œdème persiste durant plusieurs jours, mais le résultat dure facilement 18 mois. Mes sillons masogéniens sont marqués C’est le relâchement de la peau qui accentue ce pli d’expression naturel. La solution : Une injection d’un acide hyaluronique très dense. Lorsque la peau devient vraiment lâche après 45 ans, inutile de continuer à remplir le sillon. Cela ne fera que l’empâter. L’idéal est de passer au lifting. Mes bras sont mous C’est un problème de relâchement cutané. La peau du bras est fine est subit les effets de la gravité. La solution : De la radiofréquence dans un centre de laser équipé, si possible, d’un appareil de dernière génération (multipolaire) pour une belle remise en tension. On ressort du cabinet avec des petites rougeurs qui s’estompent au bout d’une heure. Il faut compter en moyenne 6 séances (3 espacées d’une semaine, puis 3 autres de quinze jours). En revanche, si la peau du bras pend au point de former de véritables « ailes de chauves souris », seul un lifting chirurgical pourra régler le problème. Mes mains sont amaigries Elles ont perdu leur graisse qui leur donnait leur joli aspect pulpeux. La solution : Une injection d’acide hyaluronique très volumateur. Ou de Radiesse : le produit est injecté en masse dans chaque sillon métacarpien, puis glissé jusqu’aux premières phalanges, dans un mouvement en éventail. Le médecin réalise ensuite un massage appuyé du dos de la main pour répartir le produit de façon homogène. Un léger œdème survient à la troisième semaine. Mon décolleté est abimé Une peau sèche, froissée, mais parfois également tâchée, ridée, relâchée. Plus on a pris le soleil, et plus les dégâts sont importants. La solution : 1. Un laser Nd : Yag Q-Switch ou une lumière intense pulsée, pour faire disparaître les taches (toujours sur une peau débronzée et, de préférence, hors période estivale, pour ne pas les voir rappliquer fissa). Elles foncent, puis forment des croûtelles qui tombent après quelques jours. 2. Des séances de radiofréquence multipolaire (Iskeen, EndyMed, Skin Surfing…) si la peau est relâchée et ridée. 3. Un Mésolift si le décolleté est simplement chiffonné. Ces micro-punctures, réalisées dans le derme superficiel, ont pour but de réhydrater la peau. On commence par une séance avec de l’acide hyaluronique pur, puis une autre avec des vitamines. Mes fesses sont flasques Des muscles peu toniques conjugués aux effets de la gravité, voilà le problème. La solution : Une injection de Marcolane (acide hyaluronique très volumateur), sous anesthésie locale, dans la partie moyenne et supérieure de la fesse, pour rééquilibrer le volume qui a tendance à glisser dans le bas au fil des années (surtout si on avait les fesses un peu plates au départ). On utilise en général 100ml par côté. Et on en profite pour combler la petite dépression qui a pu se créer dans la partie inféro-interne de la fesse. Les suites sont peu douloureuses (un œdème qui rend la position assise inconfortable) et ne nécessitent pas de soins postopératoires. On peut reprendre ses activités 24 à 48 après. Mais consultez obligatoirement un chirurgien pour cette intervention. Mes seins sont trop petits Question d’hérédité ! Tout de décide à la puberté, lorsque la glande mammaire entre en contact, pour la première fois, avec les hormones féminines. A priori, votre sensibilité à ces hormones était assez faible. Ou alors vos seins ont fondu après votre première grossesse. La solution : Une injection de Marcolane (acide hyaluronique super dense) sous anesthésie locale, dans un espace situé entre la glande mammaire et le muscle pectoral. Avantages par rapport aux prothèses mammaires implantées monobloc : on peut répartir le volume comme on veut, et en rajouter si ce n’est pas suffisant. Le toucher est très naturel et les suites sont minimes en regard d’une vraie chirurgie (une sensation de gêne et un œdème pendant deux semaines environ). Le résultat dure 18 mois, au-delà desquels on réinjecte 50 à 70% de la dose si on souhaite le prolonger. Cette intervention se pratique uniquement chez les chirurgiens plasticiens. Mes genoux plissent Le genou est une articulation qui fonctionne dans une seule direction : flexion extension, ce qui oblige la peau à posséder d’excellentes propriétés élastiques. Souvent, elle plisse en position debout, car elle n’est plus sous tension. Et avec le relâchement cutané, le problème s’accentue. La solution : De la radiofréquence multipolaire (Iskeen, Skin Surfing, Endy Med…), à raison de 3 séances espacées d’une semaine, puis 3 autres séances espacées de quinze jours. Toutefois, la remontée sera moins spectaculaire si le pli est provoqué par une chute de graisse du genou. Il faudra alors l’aspirer avant de pratiquer la radiofréquence. Mes lèvres sont pincées En vieillissant les lèvres perdent de leur volume et se crispent sous les contractions du muscle sous-jacent. La solution : Une injection d’acide hyaluronique le long du liseré, pour reformer un bel arc de Cupidon et déplisser les petites ridules verticales de la lèvre supérieure. Souvent cela suffit pour un sourire sexy. Si vous augmentez le volume, attention à ne pas vous retrouver avec une bouche de mérou. Le résultat dure 8 à 12 mois.

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