A fond les hormones !


On leur doit notre tonus, notre humeur, notre tour de taille… Donc pas question de les laisser se dérégler.
Elles sont une grosse centaine à faire la loi dans notre organisme et on en découvre tous les ans ! Produites par les glandes (thyroïde, hypophyse, pancréas, ovaires…), les hormones sont LE système d’adaptation et de régulation des fonctions vitales. Un système très réactif, hyper-efficace et garant de notre survie, de notre santé et de notre bien-être.
Ce sont elles qui déclenchent les contractions et l’accouchement, guident la croissance et le développement cérébral, garantissent une température corporelle stable, permettent la régulation des pulsions et des émotions (peur, joie, chagrin, colère…) et contrôlent le système immunitaire. Autant dire que la moindre perturbation hormonale a des répercussions sur notre santé.
Dubai madame a choisi 7 hormones, car elles sont parmi celles qui influencent le plus notre vie quotidienne de femme.


Adrénaline et cortisol : la gestion du stress


Les glandes surrénales, placées au-dessus de chaque rien, synthétisent ces hormones. L’adrénaline est l’hormone du stress aigu (danger, agression), le cortisol celle di stress sévère (accident de voiture, opération chirurgicale, harcèlement moral…).


Comment elles agissent ?


L’adrénaline
Sa sécrétion est très rapide et brève. Généralement, elle répond à une situation de danger. En quelques minutes, il y a une accélération du rythme cardiaque, flush vasculaire (augmentation du volume sanguin qui donne une sensation de chaleur), dilatation des bronches et des pupilles. C’est l’hormone de la survie. Tout est fait pour que, physiquement, on soit prêt à se battre ou à s’enfuir.

Le cortisol
Sa production dépend du rythme de la journée. Le matin, au réveil, une décharge de cortisol remet l’organisme en activité après le jeûne ou le repos de la nuit. Le taux de cortisol diminue au fil des heures. Un autre pic survient en cas de stress « sévère » (intervention chirurgicale, grippe…). Le cortisol augmente les capacités cardiaques te respiratoires et met des sources d’énergie à la disposition de l’organisme : du sucre pour le cerveau, des graisses pour les muscles. Il sert également de modérateur du système immunitaire en empêchant celui-ci de surréagir et de causer plus de dégâts que de bienfaits.


Quand elles se dérèglent

L’adrénaline ne se dérègle jamais. Quant aux taux de cortisol, il redescend dès que la cause du stress disparaît, sauf en cas de pathologie.
Au contraire, quand la production de cortisol s’emballe (hypercorticisme), on ressent à la fois une sensation d’excitation et d’épuisement… Néanmoins, un stress chronique peut élever durablement le taux de cortisol. On risque alors une dépression, l’hormone interférant sur le fonctionnement des cellules cérébrales.


Quelles solutions ?

⇒    Gérer le stress
⇒    Se faire prescrire un bêtabloquant
⇒    Travailler sa respiration
⇒    Corriger ses mauvaises habitudes
⇒    Se dépenser



Insuline : la maîtrise du poids


Sécrétée par le pancréas, elle gère les stocks de sucre de l’organisme et leur permet d’être utilisés efficacement.


Comment elle agit ?


L’intestin permet le passage dans le sang du sucre contenu dans les aliments. L’insuline  a pour mission de maintenir un taux de sucre dans le sang (1 gramme par litre).


Quand elle se dérègle

L’excès de graisse abdominale perturbe le bon fonctionnement de l’insuline. L’accumulation de graisse au niveau du ventre, due à un mode de vie sédentaire, provoque un chamboulement hormonal quand elle est accompagnée de stress et de tabagisme.
Conséquence directe : l’insuline perd de son efficacité. Elle ne parvient plus à faire absorber le sucre par le foie et les muscles, ce qui se traduit par une présence trop importante de sucre dans le sang. La pancréas réagit en fabriquant davantage d’insuline pour obliger les muscles et le foie à le récupérer. Au bout de plusieurs années, ces dérèglements deviennent des pathologies chroniques : le diabète et les maladies cardio-vasculaires. Ils favorisent aussi la formation de kystes au niveau des ovaires, l’apnée du sommeil et la cirrhose.


Quelles solutions ?

Le problème provenant de la graisse abdominale, le piège serait d’adopter un régime restrictif. Cela règlera le problème à court terme seulement. Si les habitudes alimentaires étaient mauvaises avant le régime, elles le seront après aussi.

⇒    10min d’activité physique par jour
⇒    adopter le bon régime



Estrogènes et androgènes : la sexualité épanouie


Les hormones féminines (estrogènes, progestérone)


Comment elles agissent ?


Les estrogènes
Elles ont de très bonnes actions, elles donnent du tonus et de l’énergie, et ont une influence importante sur le taux de sérotine (une neuro-hormone bonne pour le morale). Elles influencent aussi la sexualité, qu’elles dopent tant sur le plan psychique que physique. Ces estrogènes favorisent la production du collagène et de l’acide hyaluronique, la peau garde son éclat et sa tonicité. La silhouette est préservée avec ces rondeurs féminines au niveau des fesses et des cuisses. La structure osseuse est protégée grâce à la fabrication d’os. La protection cardio-vasculaire est assurée jusqu’à la ménopause, avec moins d’infarctus et d’AVC que chez les hommes. Les estrogènes auraient également des effets positifs sur la mémoire et le vieillissement cérébral. Chez les femmes en âge de procréer, les hormones sexuelles assurent l’ovulation et le bon développement du cycle, ainsi que la fécondation et le développement de l’embryon.

La progestérone
Elle a des effets relaxants sur les muscles et favorise le sommeil.

Les androgènes
Ils stimulent la libido, le désir et le plaisir.


Quand elles se dérèglent

Les excès d’estrogènes
se manifestent par des symptômes qui rappellent les troubles prémenstruels : gonflements, rétention d’eau, tension douloureuse dans les seins, irritabilité et hyper-sensibilité.

Les déficits d’estrogènes se traduisent, au contraire, par une fatigue, de la déprime, des bouffées de chaleur, une sécheresse vaginale, signes que l’on retrouvera à la périménopause, puis à la ménopause, avec l’arrêt progressif du fonctionnement hormonal ovarien.

Les déficiences en progestérone entrainent un syndrome prémenstruel (seins tendus, ballonnements…). Les excès, plus rares, entrainent des cycles irréguliers, de l’acné, avec parfois, une prise de poids.

En cas de troubles de l’ovaire et d’excès de synthèse d’hormones mâles, une hyperandrogénie peut apparaître, caractérisée par une pilosité excessive ou de l’acné.


Quelles solutions ?

En parler à son gynécologue et ne pas supporter stoïquement ces symptômes au prétexte que les cycles difficiles ou la ménopause « c’est naturel » ou que « c’est le lot des femmes ». On peut soulager chaque symptôme au coup par coup. Pour les hyper-pilosités localisées (pols au-dessus des lèvres, entre les seins…) le dermatologue pourra coupler un traitement au laser et une crème qui freine la repousse.

La rédaction de dubai madame

Vous aimerez aussi