Le stress scolaire

1ère partie : Comment soutenir votre enfant en difficulté scolaire. Que faire et ne pas faire ?

A la réception du carnet scolaire, on remarque parfois des réactions plutôt dérangeantes de la part des parents. Certains, qui suivent leurs enfants et savent quelles sont leurs capacités réelles, savent apprécier le carnet de leur enfant alors que d’autres sont à se poser beaucoup de questions.
 Angoissés par leur avenir professionnel, stressés par la peur de l’échec et la crainte de ne pas réussir, les enfants et les adolescents sont sous pression. Nous sommes-nous posés la question de savoir si nos peurs, nos projections et/ou nos attentes de parents ne seraient pas trop lourdes sur leurs épaules ? Etre premier de la classe, avoir de bonnes notes, progresser,… les professeurs et les psychologues scolaires ou autres le remarquent constamment : le stress lié à la réussite scolaire frappe presque déjà en maternelle. Le problème est que les parents en sont conscients. Certains disent que leurs enfants sont stressés par l’école mais la majorité reconnaisse l’être par la réussite scolaire. La pression subie par les plus jeunes est énorme. Elle provient de l’environnement, l’école et les parents, mais aussi de l’élève lui-même. Souvent les parents oublient que la pression parentale insécurise leur enfant. Ils ne sont plus un soutien qu’ils auraient dû être mais deviennent des personnes que l’enfant doit satisfaire et rassurer. Il est vrai qu’avec l’arrivée de la crise et avec le contexte économique actuel, cela n’aide pas. Cette situation accentue l’angoisse vécue par les parents et fait poser des questions aux enfants en ce qui concerne la capacité de trouver une place dans un monde hostile. Ne parlons même pas du système scolaire où l’évaluation se fait de plus en plus précoce et où compétition et individualisme sont promus ! Il est important de faire la différence entre « la bonne exigence » et « la pression anxiogène ». La première est celle qui soutient l’enfant et qui tient compte de ses points forts et faibles, et le guide en avant. Ici les parents sont vus comme des partenaires. Par contre dans la seconde, la pression est faite de harcèlement, d’intrusion, de menace, de chantage, de culpabilité, elle est tendue uniquement vers le résultat et nie l’enfant pour ne s’adresser qu’à l’élève. Ici, pour mieux accompagner son enfant sur le chemin de l’apprentissage et vers l’autonomie, il vaut mieux que les parents clarifient les rôles, dosent bien les demandes et décodent les enjeux cachés. D’après Patrick Huerre, (psychiatre des hôpitaux, spécialiste des adolescents), il existe deux formes de pression, l’une quantitative et l’autre qualitative. La première consiste à répéter à l’enfant qu’il ne travaille pas assez, donc tout tourne autour de la quantité de travail à fournir. La seconde porte sur les notes, les classements, les commentaires des professeurs qui ne sont jamais assez bons. Dans les deux cas l’accent est surtout mis sur les insuffisances, réelles ou fantasmées de l’enfant. Ce qui, au lieu de le stimuler, comme le pensent les parents, le fait douter de lui, éteint sa curiosité et au bout du compte le démotive en profondeur. Le discours des parents est très ambivalent, ils déplorent la pression, ce qui ne les empêche pas de l’alimenter quotidiennement ! Depuis une vingtaine d’années, les parents pensent qu’ils sont responsables de l’épanouissement et de la réussite scolaire de leurs enfants. Donc ils les stimulent de plus en plus tôt et promeuvent ainsi la performance et la compétition. Au quotidien on focalise sur les notes (ne retenant que les mauvaises car les bonnes sont « normales ») et la communication familiale est réduite au dialogue entre parent et élève. Peu de parents savent ce qui intéresse vraiment leur petit, ce qui les fait vibrer ou les inquiète. On ne parle plus de comment s’est passé la journée à l’école ou au travail, qui est une manière de déstresser les enfants qui ne se sentent intéressants pour leurs parents que par rapport à leur statut d’élève. Si j’ai un bon carnet de notes, mes parents seront heureux et m’aimeront plus. On oublie que la pression supprime les dimensions de plaisir et de curiosité de l’apprentissage, elle est incompatible avec la motivation. Evidemment il est des cas où le recadrage est nécessaire, mais « mettre de la pression » ne fait qu’aggraver les choses. Il faut se poser de multiples questions depuis quand cela dure, tenir compte de ce qu’en dit l’enfant et les professeurs, s’agit-il d’un manque de travail ou d’une mauvaise organisation ? D’un problème de compréhension ou de concentration… Si nécessaire ne pas hésiter à aller voir un psychologue pour faire un bilan qui pourra mieux aider les parents à comprendre et cerner le problème de la scolarité de leur enfant. En conclusion, il faudrait mettre en place un cadre et un rythme de travail adaptés aux besoins de son enfant, et adapter ce rythme en fonction de son évolution. Lecture : « Harcèlements à l’école » de Nicole Catheline « Intelligent mais peut mieux faire » de Jean-Luc Aubert

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