Comment éviter le stress

Partie 2 : comment éviter le stress scolaire ?

Les parents peuvent alléger le stress de leur enfant en donnant beaucoup de soutien et de valorisant les points forts, en leur faisant moins de reproches et de fixation sur les erreurs et les échecs,… tout ça sans renoncer a leur exigence.

Les enseignants :

Il faut que les parents retiennent « qu’un enfant est un être en développement et en apprentissage ». C’est pourquoi il vaut mieux « faire avec » ce qu’il est, a un moment donne de sa vie, afin de l’aider a s’appuyer sur ses points positifs et le soutenir dans ses faiblesses.

Les enseignants peuvent devenir les meilleurs alliés ! Il y a deux conseils de classe à ne pas manquer, celui de la Toussaint et l’autre en milieu d’année. Ces rendez-vous vous donneront l’image de votre enfant qui se développe dans un contexte différent. Cela aide aussi aux parents d’avoir une image plus complète et complexe en englobant les points positifs et négatifs de leur enfant. C’est aussi une bonne manière pour les parents d’intégrer de nouvelles informations pour adopter un comportement plus près de la réalité de l’enfant.

Le bon et le mauvais stress :

Le bon aide a motiver et produit concentration et efficacité.
Le mauvais inhibe et fait douter de soi.

Beaucoup d’enfants ont peur de se tromper ! D’après les enseignants, c’est aux parents qu’il appartient de filtrer leur propre stress, de ne pas dramatiser chaque événement (contrôle, examen blanc, conseil de classe) et d’aménager un climat émotionnel apaisé autour de l’enfant. Les parents pourraient laisser l’enfant décompresser en rentrant de l’école pour se mettre, parents et enfant, en mode « écoute ». C’est l’occasion de l’entendre parler de ses envies, comment voit-il son avenir, comment se voit-il adulte,… sans vraiment tenir compte de la réalité de ses notes/résultats, utiliser ses rêves pour le motiver. S’il se voit devenir un astronaute, on lui rappellera la nécessite d’avoir une bonne formation en math et physique.

Tirer profit des erreurs
:

L’important ce n’est pas la note mais la compréhension de cette erreur. Ainsi on acquière connaissance et compétence. Certains enfants apprennent vite d’autres ont plus lents, mais tous on besoin de l’attention « soutenante » et non envahissante de leur parent. Quand l’enfant apprend a rouler à vélo, et qu’il tombe les parents ne se mettent pas en colère au contraire ils se tiennent à ses cotés et le relève, jusqu’à ce qu’il roule bien tout seul. Pourquoi ne pas faire pareil avec les apprentissages de l’école ?

Les parents pourraient essayer de comprendre avec l’enfant ce qui l’a conduit  a l’erreur, lui demander s’il lui reste des incompréhensions, lui faire refaire un exercice ou réciter une leçon problématique,…

Etre présent sans être étouffant :

Les parents devraient très tôt prendre le rôle d’accompagnateurs de leur enfant, en lui apprenant a s’organiser, a préparer un cartable, a planifier son travail, a anticiper.

Accompagner, c’est aussi développer une présence chaleureuse qui contribue a renforcer le sentiment de sécurise intérieure. Ainsi les soirs, il est important de se retrouver en famille (même ne fut ce que quelques minutes avec les ados !). Ces rendez-vous réguliers sont une façon simple d’évacuer le stress de la journée. Rien n’est plus apaisant et régénérant que de vivre des moments de partage en famille : cuisiner, bricoler,, faire des jeux, regarder la télévision, … Echanger, se confronter, parfois s’affronter aident a développer l’esprit critique (autre outil pour prendre du recul et tenir le stress a distance).

Passer des contrats avec l’enfant :

Malheureusement parents, enfants et enseignants ont leurs yeux braques sur les chiffres. Il faut relativiser l’impact de la note pour permettre a l’enfant de respirer. Si la note est mauvaise, mieux vaut s’intéresser a la cause (manque de travail, difficulté de compréhension. Comment l’enfant a-t-il appris sa leçon, avec quelle stratégie,… puis chercher les solutions avec l’enfant pour améliorer sa note).

Ne pas hésiter a mettre ne place des « contrats » réalistes a respecter, améliorer le contrôle suivant d’1 ou de 2 points, insister sur une notion a acquérir,…

En conclusion :

Il est important de changer de posture en cessant de focaliser sur les notes. Cela permettra de briser la spirale du stress et de gagner en assurance. Il existe une bonne corrélation  directe entre confiance en soi et réussite scolaire.

Lecture :

1. « Phobie scolaire, Comment aider les enfants et adolescents en mal d’école ? » de Marie-France Le Heuzy et Marie-Chrisitine Mouren
2. « Ces enfants malades du Stress » de Gisèle George

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter par mail à psychosuzie30@gmail.com


Suzie Hachez

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