Nouvelle-Couture, un vent de minimalisme sur Beirut

Aux Fashion Daze de Beirut, un vent de renouveau s’est fait sentir. On y cherchait les incontournables robes longues ornées de strass et de diamants, mais c’est tout autre chose qui a attiré notre attention. On y a découvert de jeunes artistes s’associant à des designers étrangers pour proposer un nouveau regard sur Beirut.

A écouter les jeunes créateurs tels que Krikor Jabotian, ils ne veulent plus être esclaves de la mode, cherchent leur propre personnalité, leur propre style, inspiré du chaos de la ville ou de graphismes ancestraux pour Missak Hajiavedikiat.


Leur mot d’ordre ? Less is more.


Haute-Couture, Nouvelle-Couture, Prêt-à-Couture ou Prêt-à-porter, il y en a pour tous les goûts.

Des matériaux recyclés, des pièces brutes «C’est dans l’imperfection que réside le charme» affirme Jabotian, les noms des collections sont poétiques, «Au gré d’une brise», «Ballerina dancing at sunrise», les pièces à la fois personnelles et intemporelles.

Tout est dans le détail : une fleur, une perle, un asymétrique ou une chute de tissu qui fera toute la différence.

Le choix de conquérir une élite du goût plutôt que le diktat de la fashion scene est unanime.

Même si le public reste un peu frileux et se réfugie derrière les grands noms, les media les soutiennent et sont en partie responsables de leur envol.


Leur point commun ? Esmod Beirut


Une formation qui les a rapprochés et qui les pousse aujourd’hui à travailler plus en collaboration qu’en compétition. Selon eux, c’est l’entraide qui leur apprend le plus, leurs commentaires envers les amis n’en sont que plus pertinents, avec une véritable volonté d’amélioration.


Et si la clef de leur talent était l’humilité ?


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My… design by May Homsi

Camille Rio

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