Mesdames, qu’en est-il de votre retraite ?

Vous qui vivez hors de France, expatriées ou détachées, vous avez, pour bon nombre d’entre vous,  quitté votre activité professionnelle et vos projets de carrière  pour suivre votre conjoint.

Vous avez peut-être retrouvé un emploi sur place, ou vous profitez de cette expérience à l’étranger pour faire un break et vous occuper de votre famille, de votre couple ou  tout simplement de vous-même. C’est un beau projet.



Néanmoins vous êtes bien placées pour savoir que l’expatriation est un profond changement de vie, à tous points de vue, social, familial, fiscal et que cette nouvelle vie ne se prévoit pas à la légère. Il ne suffit pas de contempler avec tendresse sa carte vitale et son relevé de points retraite en se disant «  je les retrouverai bien au retour ». L’aventure se prépare, se gère.

La retraite est une préoccupation essentielle pour tous et les débats, déjà très virulents en ce moment, promettent une rentrée houleuse au sein des instances parlementaires: allongement de la durée de cotisations (41 ans en 2012, 43,5 d’ici 2050), recul de l’âge légal de départ à la retraite…

Pour les femmes l’écart risque de se creuser encore plus. Car ne nous y trompons pas, nous sommes en première ligne sur le plan des inégalités, en terme de cotisations et de pensions. A diplômes et compétences égales, les femmes sont, encore en 2010, très souvent moins bien rémunérées que les hommes et cotisent donc moins pour leur retraite. J’en veux pour preuve : la réflexion  que le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) mène aujourd’hui sur l’écart des pensions entre hommes et femmes.

« Nous comptons aujourd’hui plus de femmes que d’hommes retraités  Si celles-ci sont de plus en plus nombreuses à liquider leur retraite à taux plein, il n’en reste pas moins que leurs droits sont encore inférieurs de 38% à ceux des hommes. Le système actuel désavantage les femmes qui ont, pour la plupart, des carrières incomplètes. En effet, même si elles sont de plus en plus actives, le modèle familial classique reste toujours la référence. Elles connaissent souvent des interruptions de carrière (maternité) et par conséquent, il leur manque généralement des trimestres pour percevoir leur retraite à taux plein » indique France Retraite.

Mais qu’en est-il pour celles qui sont expatriées  et dont les cotisations sont parfois quasi inexistantes?  Sachant que l‘adhésion volontaire à la CFE pour une épouse sans activité professionnelle  n’inclut pas nécessairement les cotisations pour la retraite.

Heureusement, à  chaque situation particulière, sa solution adaptée et l’expatriation offre des avantages fiscaux et successoraux qu’il est bon de mettre à profit pour se prémunir de ces carences avant votre retour en France.  

L’épargne, sous forme d’assurance -vie, est un outil idéal et simple à mettre en place. Il  vous permet de vous constituer un capital à votre nom, à votre rythme, disponible à tout moment en cas de besoin ( retraite,études des enfants, achat immobilier), ou en cas de “coup dur” ( décès du conjoint, séparation, retour anticipé …).

Nombre de compagnies d’assurances proposent des contrats très sérieux et bien gérés. Il est possible d’ouvrir un compte en assurance-vie dès 150€ ce qui permet de prendre date avec votre statut de non résident fiscal.

En effet, dès lors que vous souscrivez en qualité de non-résident vous bénéficiez d’avantages fiscaux particuliers tels que :
– Exonération de la CG-CRDS sur les plus-values que vous aurez engrangées.
– Transmission de votre capital en cas de décès à vos bénéficiaires (dont la résidence est en France) hors frais de succession dans sa totalité, jusqu’à instruction contraire.

L’assurance-vie n’est pas le seul outil à votre disposition, l’immobilier locatif (SCPI) peut lui aussi, vous permettre de vous constituer un capital, à moindre coût, avec un effort d’épargne indolore.

En effet, grâce à leurs atouts, certaines SCPI constituent plus que jamais une solution épargne-retraite performante sur le long terme, capable de générer des revenus complémentaires sûrs, indexés et sans aucun souci de gestion.**

Les revenus locatifs ne sont pas soumis à la CSG-CRDS, dès lors que vous êtes fiscalement domiciliés hors de France.(12,1% CSG CRDS). Les avantages fiscaux liés à votre statut d’ expatriée font de cette situation une période idéale pour vous constituer, en douceur, une épargne de précaution, à votre nom.
Si gérer c’est prévoir  « Ne pas prévoir, c’est déjà gémir » disait Léonard de Vinci.

Corinne ESPIARD
Directrice Générale CODIFINANCE

** Pour toute demande de renseignements ou simulation adressez votre mail :
cespiard@codifinance.fr

Corinne Espiard

Vous aimerez aussi