Rentrée littéraire 2011 : Sélection de livres par dubai madame




Le plus attendu…
Sunset Park de Paul Auster
Actes Sud

Pas de mauvaise surprise avec ce nouveau Paul Auster dont le héros, qui a mis sa vie et les plaisirs en veilleuse, aime naturellement le base-ball et la littérature. Passion partagée par sa toute jeune amie Pilar, pas encore majeure mais sur qui tout va se jouer. À chaque personnage écorché de Sunset Park ses traumatismes et ses silences dans des ambiances de rêve américain tout cabossé. Doux, triste et cerné.


Le 2ème plus attendu…
Limonov d’Emmanuel Carrère
P.O.L.

Il a fréquenté la jet-set, fricoté avec les bas-fonds, fait de la politique, quelques guerres, écrit des livres… Une sorte de clochard céleste doublé d’un voyou sexy. Héros ou salaud, ce Limonov ? C’est que rien n’est si simple dans la vie. Avec la maestria d’un chef d’orchestre qui connaît sa partition sur le bout de la baguette, Emmanuel Carrère crée une symphonie historique qui nous embarque dans le vaste opéra de l’Histoire.


Le plus cinglant
Le système Victoria d’Eric Reinhardt
Stock

Si David Kolski dirigeait sa vie aussi bien que les travaux de la tour Uranus, il n’en serait pas là. Bien marié à Sylvie, deux enfants, le sexy David croise le regard de Victoria, DRH d’une multinationale basée à Londres, et toutes ses défenses s’effondrent. Il y aura de la passion, du sexe, des mensonges, des fantasmes, des dommages collatéraux, des projets fous, des drames…


Le plus émouvant…
Des vies d’oiseaux de Véronique Ovaldé
Éditions de l’Olivier

Une jeune fille qui quitte, sans prévenir, mère et beau-père pour suivre son amant, pourrait être une histoire banale. Et là, la puissance de chaque personnage, les lieux comme dévorés par une nature luxuriante, l’ambiance qui distille de l’étrange comme un alambic de contrebande en font une fable de passion et de liberté.


Le plus féminin…
À l’enfant que je n’aurais jamais de Linda Lê
Éditions du Nil

Dans la collection « les Affranchis » dont le principe consiste à « écrire la lettre qu’on n’a jamais écrite », Linda Lê défend son choix de ne pas avoir d’enfant, malgré la volonté de son compagnon. En fouillant les raisons de ce non-désir, elle passe au crible le sens même de son existence : une mère toute puissante qui fait de la féminité un fardeau, une adolescence tourmentée, un regard pessimiste sur la société, et par-dessus tout, l’affirmation de sa propre liberté créatrice. On en sort chavirée.

ASBH

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