Karl Paquette : un garçon brillant…comme une étoile !

alt On est sous le charme quand on le voit danser et on le reste quand on l’écoute.   Quand il danse, c’est un mélange de puissance et de grâce, à la fois un athlète et un virtuose, on est époustouflé alors que lui …est à peine essoufflé ! Quand il parle, c’est un père de famille heureux et un homme passionné par son métier, qui garde les pieds sur terre, bien qu’il soit …une étoile ! En effet depuis 2009, Karl Paquette fait partie de cette élite qui regroupe une dizaine d’hommes en France : les danseurs étoiles de l’Opéra de Paris. Il reste pourtant accessible et chaleureux, car comme il le rappelle avec un sourire « L’Opéra se charge de ne pas nous laisser nous prendre pour des stars ! ». alt C’est bien sûr grâce à ses parents qui l’ont inscrit, presque par hasard pour que ce petit garçon actif se dépense, à école de danse du quartier que tout a commencé. Puis comme il était plutôt doué, Max Bozzoni, qui a aussi formé Patrick Dupont, l’a pris sous son aile en lui disant : « si tu viens travailler avec moi, c’est pour rentrer à l’Opéra ! ». Et c’est que qui est arrivé, mais quand il raconte son parcours on comprend que c’est aussi et avant tout, grâce à son travail qu’il doit d’avoir réussi à entrer dans le sérail. Travail! Un mot qui revient souvent dans la conversation de Karl, mais jamais avec aigreur, car ce travail il y a très vite pris goût. C’est, dit-il, Max Bozzoni qui lui a appris à aimer l’effort, travailler sur ses défauts pour en faire des qualités et bien se connaître pour savoir se mettre en valeur sur scène. Si au début c’est plus l’aspect technique et la performance physique qui l’ont séduit dans la danse, il a su ensuite avec la maturité développer sa fibre artistique. De ses années de pensionnat à l’école de danse de l’Opéra (où il est entré à l’âge de 10 ans), Karl garde un très bon souvenir nullement entaché par la double dose de travail, danse le matin et école l’après-midi. C’est là qu’il a développé l’oreille qui lui permet maintenant de reconnaître un morceau dès la première note et acquis des notions d’anatomie qui lui servent à gérer son corps avec intelligence. Doué d’une excellente mémoire (il avait d’ailleurs un an d’avance à l’école), il connaît par cœur  tous les grands rôles du répertoire classique. C’est ce qui lui a valu, en plus de sa résistance physique exceptionnelle, de presque tous les danser sur scène, parfois en remplaçant au pied levé un autre danseur ! Quand on le voit répéter avec la troupe, on est fasciné par leur maîtrise, leur aisance, leur légèreté et … leur bonne humeur. Ils ont acquis, grâce à leurs prédispositions naturelles et les années de pratique quotidienne, cette mémoire du corps et de l’esprit qui efface toute trace laborieuse. Cette apparente facilité, malgré un niveau technique hors normes, leur permet de communiquer au public une émotion qui va au-delà de la performance physique pure (déjà impressionnante !) et faire ainsi rêver des milliers de spectateurs à travers le monde. On perçoit chez Karl un mental fort, mais sans dureté, à l’image de son physique. Il pose un regard  clair, au propre comme au figuré, et bienveillant sur son métier, sa carrière et sur la vie en général. Aucune lassitude quand il affirme avec simplicité que travail et solidité mentale sont les clefs de son succès. C’est rafraîchissant de la part de quelqu’un qui a passé plus de 25 ans dans la même maison à  faire un métier aussi exigeant ! Si Karl est moins jeune qu’il en a l’air (37 ans !), à 5 ans de la retraite son plaisir de danser semble toujours aussi vif et son enthousiasme pour le métier intact. Peut-être parce que sa respiration, son autre source d’équilibre, c’est sa famille, sa femme (qui n’est pas danseuse, mais architecte d’intérieur) et ses deux fils, qu’il dépose le matin à l’école avant d’aller travailler … à l’Opéra ! En tous cas, quand on voit Karl danser, on est comme il se doit devant une étoile…ébloui par la magie qu’il dégage sur scène, mais aussi par la gentillesse et la décontraction dont il fait preuve en dehors, l’équilibre parfait …comme il se doit pour un danseur ! alt Ndlr :C’est grâce à Reiko Cheong (directrice de Dubai Dance Academy) que nous avons eu la chance de voir Karl et sa troupe de danseurs de l’Opéra se produire pour la première fois à Dubai cette année, (voir notre article). Espérons, surtout  pour ceux qui n’ont pas pu assister à une de ces 4 représentations, que cet évènement se reproduira bientôt ! Retrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog : http://verotalma.wordpress.com/
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