Cinéma : Drive ou le polar métaphysique



Ca parle de quoi ?

Cascadeur tranquille et anonyme le jour, il se métamorphose dès que la nuit tombe : il devient pilote de voitures et participe à des hold-up à ses moments perdus.
La combine est bien rodée jusqu’au jour où l’un des casses tourne mal et l’entraîne dans une course-poursuite infernale. Il veut se venger de ceux qui l’ont trahi…
Ce film a fait sensation à Cannes. Le réalisateur, qui présentait un film pour la première fois, a reçu le Prix de la mise en scène.




Pourquoi on aime ce film ?

Pour son acteur charismatique à la gueule d’ange, Ryan Gosling. Héros quasi mutique, il n’a pas de nom et peu de mots. Tout passe par son regard profond. Il contrôle tout sauf ses sentiments pour sa jolie voisine. Il passe de l’apathie totale à la violence extrême en un éclair.

Pour ses influences à des univers qu’on aime : James Gray, David Lynch, David Cronenberg et Michael Mann. Nicolas Winding Refn, réalisateur danois, a pioché les maîtres un style propre à lui fait d’attentes pesantes et d’éclairs de brutalité. Le spectateur en apesanteur se laisse happer par l’atmosphère envoutante et mystérieuse de ce conte urbain.

Pour la musique de Cliff Martinez qui prolonge les ambiances de polar avec des sonorités qu’on pourrait croire sorties des années 80, période de référence aussi pour l’esthétique du film de Refn. Le compositeur attitré de Soderbergh enveloppe le spectateur de ses nappes synthétiques caractéristiques, cristallines et évanescentes qui provoque une certaine mélancolie.


Drive
De Nicolas Winding Refn

ASBH

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