François Sporrer, Directeur Proche et Moyen Orient de BUSINESSFRANCE

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En janvier 2015, Ubifrance a fusionné avec l’AFII (Agence Française des Investissements Internationaux) et changé de nom pour s’appeler Business France.
Pour y voir plus clair dans ces appellations, nous avons rencontré son directeur Proche et Moyen-Orient, François Sporrer.

Rappelez-nous en quelques mots le rôle de Business France (BF).

Créé en 2004 pour aider les PME à se développer à l’international, Ubifrance n’avait pas de réseau à l’étranger jusqu’à ce qu’en 2008 Christine Lagarde décide de constituer un réseau qui atteint aujourd’hui plus d’une centaine de bureaux dans 70 pays. L’AFII avait pour rôle d’attirer les investisseurs étrangers en France pour y créer ou y reprendre des activités créatrices d’emplois.
Il y avait donc des synergies entre ces deux entités, qui sont maintenant regroupées sous le chapeau Business France, dont le but reste de soutenir et faire valoir auprès des acteurs business, l’innovation, l’esprit d’entreprendre et l’excellence de nos entreprises, et de nos PME et ETI en particulier.

En pratique, quelles sont les activités du bureau de Dubaï et quels sont les pays qu’il couvre ?

J’ai coutume de dire que nous sommes le « Meetic» des PME !
Notre équipe met les PME en contact avec leurs clients et partenaires potentiels directement ou via un stand sur le Pavillon France, que nous organisons lors des principaux salons de Dubaï. Nous les aidons aussi à trouver de l’information et à communiquer grâce à notre agence, très bien implantée localement.

Enfin, nous avons un pôle ressources humaines qui assure la gestion des VIE (Volontariat International en Entreprises) leur permettant de confier à un jeune (jusqu’à 29 ans !) une mission à l’étranger pour 6 à 24 mois et renforcer ainsi leur équipe export, avec des avantages financiers.

Outre les Emirats, nous avons plusieurs bureaux dans la région: Arabie Saoudite, Qatar, Égypte, Jordanie, Liban, Oman et très récemment Koweït.

Comment êtes-vous arrivé aux EAU ?

Je suis un « enfant de la mondialisation », j’ai vécu la plus grande partie de ma vie à l’étranger.
Toute mon enfance j’ai suivi mes parents enseignants au Laos, au Cambodge et au Maroc, puis à la Réunion où j’ai passé mon Bac.
Pour mes études supérieures, je suis quand même rentré en France mais vite reparti en coopération à Londres !
Quand le poste de Dubaï s’est libéré, avec ma femme et mes 3 enfants, nous avons saisi l’occasion pour quitter de nouveau la grisaille parisienne.

Quelle est votre formation ?

Je suis un « agro-économiste » en mission de service public. Après Agro puis les Eaux et Forêts, j’ai fait un master en économie appliquée au développement rural. Très vite, j’ai été recruté par Bercy qui m’a confié plusieurs missions passionnantes. Je suis allé en Indonésie au sein du Poste d’expansion économique, puis Budapest et Istanbul, avant de revenir à Paris à l’époque de la création d’UBI France, dont j’ai été nommé directeur administratif et financier.

Tous ces postes m’ont permis d’assouvir ma passion de la découverte de nouveaux pays, de nouvelles cultures, de nouveaux contextes politico-économiques et d’être confronté à des enjeux différents.

Après bientôt 5 ans passés à Dubaï, quel est votre avis sur cette ville?

Professionnellement c’est un environnement passionnant où l’on rencontre beaucoup de gens différents et le bureau de Dubaï est l’un des plus actifs de BF, puisqu’il est, malgré la petite taille de la population et du pays, classé au 5ème rang mondial.

Le dynamisme palpable de Dubaï, malgré quelques défauts (certains aspects factices, voire vulgaires liés à l’argent et la frime …), la sécurité, la facilité de la vie et … le soleil tous les jours de l’année, sont des atouts appréciables !

Quel conseil donneriez-vous à une PME qui cherche à se développer dans la région ?

« S’installer », c’est le mot important et c’est la seule façon sérieuse de se développer dans cette région hyperconcurrentielle.
Il faut y être présent au quotidien, en contact permanent avec ses interlocuteurs (clients et/ou distributeurs). Cette présence ne requiert pas forcément une structure lourde et un simple bureau de représentation suffit dans 90% des cas.
Il est également important de bien se faire conseiller pour installer sa société et choisir la structure et l’emplacement les plus pertinents (par exemple une zone franche dédiée à son type d’activité).

À bon entendeur, salut !

Retrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog.

Véronique Talma

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